Mot emprunté aux américains, qui signifie textuellement
"Sortir du placard". Il est associé chez les homos à "l'action" d'avouer aux
autres, de sortir notre vérité. En général, on parle de coming-out
lorsque l'homo l'annonce à la famille. Beaucoup de sites abordent ce thème et permettent aux jeunes homos qui ont souvent très peur de ce passage obligatoire de partager leurs expériences, se conseiller, et s'aider. C'est un passage difficile, mais une fois que c'est fait, la vraie vie commence!
Beaucoup de gens à qui j'ai annoncé mon homosexualité ont réagi selon eux le mieux du monde en disant "et alors? Quelle nécéssité de le dire?" ce qui ne me choque pas, mais n'est je pense pas la meilleure attitude. Ne pas dire revient à cacher une partie énorme de notre personnalité, de notre vie. Personne ne se demande pourquoi untel parle de sa femme sans tabou et pourquoi bidule ne parle jamais de sa vie sentimentale. Nous sommes forcés d'en arriver au "coming-out", car ne pas dire est vite gênant, et le dire est l'avouer par la force des choses.
C'est pas toujours simple, et les gens qui ne comprennent pas ce besoin de le dire ne comprennent pas l'oppression que l'on ressent à chaque fois que l'on ravale une anectote personnelle juste parce qu'elle parle de sa différence.
J'ajouterais que j'ai connu plusieurs phases: D'abord l'annonce coupable ("il faut que je te dise... En fait, je suis avec quelqu'un, mais ce n'est pas un mec..." ce qui m'a valu la magnifique réponse une fois de "c'est un chien??"... no comment.), l'annonce trop franche ( en rencontrant cash des gens qui parlaient de leur mec, de leur nana, je n'ai pas compris pourquoi je ne pouvais pas en faire autant. Ca m'est apparu clairement le jour où une nana, choquée, est partie immédiatement, choquée par mes propos. Oui, il faut amener le coming-out, juste un tout pitit peu... ) et maintenant, je suis dans une phase que j'appellerais "franche", je le dis au bout de très peu de temps, mais pas immédiatement. J'en parle naturellement sans demander son avis à la personne. (après tout, personne ne me demande "ça te gêne si je suis hétéro? Non, parce que ça pourrait te dégoûter...")
Le cadavre exquis du moment :
Alors que je mattais, les goudettes desquelles elle était dingue, ne se laissaient pas ternir à la portée de leur goudousacoche.
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